L'enseignement de l'anglais aux immigrants
03 05 2008Certains se scandalisent que le gouvernement du Québec paie des cours d’anglais aux immigrants. Je ne vois pas où est le scandale.
Le taux de chômage chez les immigrants récents est de 11.5%, soit le double du taux de chômage général. La plupart des immigrants s’établissent à Montréal où il est impossible de se trouver du travail si on ne parle pas l’anglais. Québec favorise l’immigration des francophones, ce qui est très bien. Sauf que la plupart d’entre eux déchantent lorsqu’ils réalisent que dans le beau pays francophone qu’on leur a vanté pour les attirer, il faut absolument parler l’anglais pour travailler.
Ceux qui sont contre l’enseignement de l’anglais argumentent qu’il ne faut pas le faire parce que les moyens pour l’enseignement du français aux immigrants non-francophones sont déjà insuffisants et que c’est là la vraie priorité. Ce sont probablement les mêmes qui s’inquiètent du déclin du français à Montréal. Il faut se poser la question : voulons-nous que le Québec incluant Montréal, qui compte 40% de non-francophones dont une majorité d’immigrants, soit et reste francophone? Si la réponse est oui, il faut investir les argents nécessaires pour le réaliser. Et cela implique autant des cours de français pour tous les non-francophones et des cours d’anglais aux francophones pour qu’ils se trouvent du travail et ne vivent pas au crochet de leur société d’accueil.
Je l’ai dit dans un article précédent, une des conditions sine qua non de l’intégration des immigrants c’est de leur fournir du travail. Mettons en œuvre les moyens pour que cela survienne. Tout le monde en sortira gagnant.
Publié par : jacqueso à 10:46:21Permalien
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